Retour sur le match…
Jean-Luc Le Gall et Thierry Micolon nous livrent leurs analyses après la rencontre.
Jean-Luc Le Gall et Thierry Micolon nous livrent leurs analyses après la rencontre.
Hier, dans un espace Desbuquois très chaud, les Jaune et Noir se sont inclinés 25 à 29 face à Sélestat. Il ne reste que quatre matches aux flamands pour donner le dernier coup de collier qui leur permettra de se maintenir parmi l’élite du handball français.
Le scénario était en fait un remake du match de Pontault-Combault.
Une première période catastrophique (7-14), seulement 7 buts marqués et un tableau d’affichage qui resta (très) longtemps bloqué. Les Hazebrouckois ont fait preuve de beaucoup de maladresse et se sont en plus heurter à Francis Franck, gardien et capitaine de Sélestat, impérial dans sa cage. De la 3eme à la 18eme minute, pas un seul but inscrit par les flamands. Deux chiffres très parlant sur cette première mi-temps, à peine 28% de réussite au tir et 60 % d’arrêt pour le gardien Sélestadien…L’absence de Sélim Tami a été évidemment durement ressentie dans l’animation offensive, d’autant que la défense haute des Alsaciens a considérablement gêné.
Au retour des vestiaires, Desbuquois a cru à une révolte de ses protégés et les tribunes se réchauffèrent bien aidées par quelques décisions arbitrales difficilement compréhensibles. La jeune garde flamande montrait la voie. Yoann Demeyer nous a une nouvelle fois prouvé que sa puissance pouvait transpercer n’importe quel rideau défensif et Léo Deblonde n’a pas hésité à “aller au charbon” dans une défense Alsacienne compacte et accrocheuse. Mais pendant ce temps, de son côté, Sélestat a très bien géré la rencontre, en temporisant le jeu chaque fois que le HBH tentait de l’emballer. Un dernier sursaut permit de revenir à –2 à la 58eme minute mais il était trop tard et l’expérience de nos adversaires, qui évoluaient encore en LNH la saison dernière, permit de terminer le match avec 4 buts d’avance. Le résultat final est logique au vue de la rencontre.
Compte tenu des résultats du week-end, défaites d’Angers et Mulhouse, victoire de Villeurbanne, mathématiquement rien n’est encore joué, tout est encore possible. Mais il faudra que les flamands se surpassent, et ce dès la semaine prochaine à Villeurbanne.
Xavier Bollier.
Un grand merci à notre partenaire du match, le Crédit Agricole, qui pour l’occasion avait garni les tribunes de mains gonflables aux couleurs du club. Le coup d’envoi de la rencontre fut donné par Guy Marien, directeur de l’agence d’Hazebrouck.


Après l’inconcevable défaite de ce samedi soir à Sélestat (32-24), les Jaune et Noir doivent redevenir humbles car, à ce niveau, on ne peut pas gagner un match en se sachant pas appliquer le B-A BA du handball ne serait-ce que dans les passes ajustées ou les tirs de penalties. Néanmoins, il faut reconnaître que l’adversaire était à la hauteur, mais loin de ce que chacun aurait pu penser.
Même si avec des si, on mettrait Paris en bouteille, le HBH 71 a raté un exploit en Alsace. Sans ses sept penalties ratés, ce tir au-dessus de la cage vide et tous les autres autour de cette dernière ou sur le gardien adverse (!), les huit buts d’écart étaient largement annulés et la face de la rencontre aurait été bien différente. A méditer.
Quoi qu’il en soit, à la fin de la rencontre, Jean-Luc Legall, l’entraîneur de Sélestat, tirait différentes leçons : «
Ce ne sont pas des Fruchart, des Gruselle et compagnie qui ont envie de prendre une barbade de huit buts. Dans leur tronche, ils ne voulaient pas. On savait que cela aurait été compliqué.
Ils ont donc fait la stricte, ils ont… et nous, en défense, on n’a pas mis l’intensité qu’on avait mis en première mi-temps donc ils ont trouvé des solutions, beaucoup de 7 mètres mais des vrais 7 mètres. Je suis très content d’avoir gagné de huit buts. En même temps, cela montre aussi tout le travail qu’il nous reste à faire car je trouve qu’on a bien joué pendant trente minutes mais les trente suivantes, on est au niveau d’Hazebrouck car on ne gagne la deuxième mi-temps que d’un but, et encore ! Quand on enlève les trois dernières minutes pendant lesquelles on met les trois derniers buts, ils comptent pour du beurre. A Sélestat, il est difficile de gagner quand on défend comme ça. Quelque soit l’adversaire. Il fallait mettre du rythme même s’il s’agissait d’une équipe qui tient bien le ballon, qui a du métier. On devait être agressif, on l’a été. »
Du côté hazebrouckois, c’est avec une légitime déception que Thierry Micolon donne ses impressions : « C’est encore un sentiment de déception qui prédomine au lendemain de cette défaite. On fait une entame catastrophique avec un écart insurmontable au tableau d’affichage qu’on traîne comme un boulet tout au long de la rencontre. C’est difficilement compréhensible.
On localise les dangers, les points forts de Sélestat et on ne parvient pas à les museler. C’est surtout un échec aux tirs. Francis Franck nous a déstabilisés et amenés plus rapidement dans la peine.
Au niveau de la deuxième mi-temps, nous avons eu des réactions sporadiques. Mais là encore, on fait des fautes de mains et des fautes dans les duels face au gardien, indignes de ce niveau-là. Ce que je peux encore regretter, c’est qu’on soit à moins cinq à cinq minutes de la fin et qu’il y avait moyen de connaître une défaite honorable malgré tout et on reprend un 3-0.
On est devant le fait accompli. Les rencontres contre Villeurbanne et contre Valence programmées délicates deviennent presque déjà vitales. Il faut que tout le monde soit devant ses responsabilités et qu’on retrouve, à l’intérieur du groupe, de la rigueur et des moyens de répondre, de rester concentrés sur notre projet de maintien, de s’y tenir et de retrouver la combativité nécessaire pour y parvenir. »
Cette semaine sera marquée par un match amical à Villeneuve d’Ascq mercredi soir et par le match de Coupe de France, samedi à Gravelines. Par ailleurs, les seniors féminines (cliquer ci-dessus sur seniors filles) restent invaincues dans le championnat de Prénationale.
SELESTAT – HBH 71 : 32-24 (16-9) (Corrigé)
Arbitres : MM. Laurent Garrabos et Roland Komino
Pour Sélestat : Franck 18 arrêts dont 4 penalties ; Aman 3/4, Huljina 1/2, Beauregard 8/13, Foubert 2/5, Galotte 0/1, Pintor 0/1, Salami 7/10 dont 2 penalties, Eymann 2/4, François-Marie 9/13 dont 6 penalties.
Pour Hazebrouck : Barbieux 1 penalty, Carette 16 arrêts, Tami 2/6 dont 1 penalty, Billet 2/2, Gruselle 1/1, Rose 2/5, Bastard 0/1, Valent 5/10, Martin 1/3 dont 1 penalty, Marcolla 0/1, Lyoen 4/8 dont 1 penalty, Deblonde 1/3, Desrumeaux 3/7, Fruchart 3/4 dont 1 penalty.
Texte et photos :
Jean-Pierre MALEWICZ


Pour revenir à ce déplacement en Alsace, il ne faudrait pas oublier, au préalable, le charmant accueil des bénévoles sélestadiennes et des dirigeants du club. Ensuite, cette présentation des deux équipes. Pour le HBH 71, la traditionnelle (et rapide) présentation, type D 2. Pour l’équipe locale (et ce n’est pas un reproche, loin s’en faut) une présentation type D 1 avec poursuite lumineuse dans une ambiance assombrie. Bref, c’était soir de fête.
Au niveau de la rencontre, les hôtes des Hazebrouckois ont vite fait parlé la poudre (2e, 2-0 ; 8e, 5-0) mais il faut reconnaître que les Flamands se sont donné les verges pour se faire flageller comme ce tir de Morgan Lyoen au-dessus de la cage vide ! Mais tout au long de la rencontre, ce fut un véritable festival de passes ratées, de tirs non cadrés ou qui permettaient de mettre en lumière le, par ailleurs excellent, gardien adverse : Franck Francis. Sans oublier non plus les sept penalties ratés par les Hazebrouckois…

A tout cela, ajoutons l’ambiance quai de gare avec des arbitres qui, souvent, interrompaient le jeu pour des motifs plus que valables mais qui, aussi, stoppaient le jeu sans donner l’avantage à l’équipe qui attaquait. Dommage, que cela était souvent le cas des Jaune et Noir.
Il est vrai, qu’à l’inverse de la saison dernière, le HBH 71 n’est plus le favori du championnat et, de ce fait, n’encourt plus la bienveillance des arbitres comme cela fut le cas les saisons précédentes…
A propos de pénalty, quel est donc l’Hazebrouckois qui n’a pas tenté sa chance ?
Bref, il fallait attendre la dixième minute de jeu pour que le HBH 71 marque (enfin) son premier but par Valent (10e, 10-1). Et pourtant, Rose contrait à merveille l’exceptionnel ailier Salami sans oublier d’aller taquiner le gardien adverse sur des contres, tandis que Carette flamboyait encore dans les buts hazebrouckois.

A deux minutes de la pause, le HBH 71 était mené de huit buts avant que le score se réduise en deux minutes : 16-9.
A la reprise, le HBH 71 continuait à se casser les dents sur un Franck qui prenait plaisir à voir ses adversaires tirer sur son <bon> côté, contrairement aux consignes de Thierry Micolon. Malgré un penalty arrêté par Barbieux et la continuation de l’excellente prestation de Carette, le HBH 71 n’arrivait toujours pas à concrétiser ses attaques. L’écart à la marque augmentait (40e, 20-14 ; 45e, 23-17 ; 50e, 26-19). Fruchart, qui était allé se mouiller au penalty, le réalisait et le score revenait à 37-23. Mais il était trop tard pour se reprendre et les Jaune et Noir s’inclinaient finalement 32 à 24.
SELESTAT – HBH 71 : 32-24 (16-9)
Arbitres : MM. Laurent Garrabos et Roland Komino
Pour Sélestat : Franck 19 arrêts dont 7 penalties ; Sarni 3/4, Huljina 1/1, Omeyer 8/13, Foubert 2/5, 7/10 dont 2 penalties, Eymann 2/4, François-Marie 9/13 dont 6 penalties.
Pour Hazebrouck : Barbieux 1 penalty, Carette 17 arrêts, Tami 2/6 dont 1 penalty, Billet 2/2, Gruselle 1/1, Rose 2/5, Bastard 0/1, Valent 5/10, Martin 1/3 dont 1 penalty, 4/8 dont 1 penalty, Deblonde 1/3, Desrumeaux 3/7, Fruchart 3/4 dont 1 penalty.
Texte et photos :
Jean-Pierre MALEWICZ
Le compte rendu suit
J.-P. M.


Lors du dernier entraînement (photos ci-contre) avant ce déplacement à Sélestat (départ samedi à 10 h), les Jaune et Noir se sont donné à fond pour se préparer au mieux à une tâche qui pourrait paraître insurmontable. D’ailleurs, Thierry Micolon, l’entraîneur du HBH 71, a beaucoup d’estime pour son adversaire : « Sélestat est une formation référence au niveau du handball national. Certes, les Alsaciens sont descendus la saison dernière mais ce club reste une grosse structure du handball.
Donc, forcément, c’est déjà un honneur de pouvoir les jouer chez eux. J’ai vraiment hâte de voir évoluer mon équipe dans un contexte sélestadien qui est plaisant avec de la présence, avec de la chaleur au niveau du contexte local.Nous, nous savons que les échéances qui arrivent seront plus vraisemblablement les rencontres contre Villeurbanne et contre Valence. Maintenant, il y a tout de même ce match en Alsace. Ce n’est pas dans l’esprit maison de vouloir laisser tomber les bras. Il faudra qu’on fasse attention, qu’on augmente davantage notre rigueur qui est notre problème défensif actuel.
Avec Salami, le meilleur buteur de D 2, Sélestat est une équipe bien charpentée, avec Beauregard, que l’on connaît bien, qui arrive de La Robertsau et avec Jordan François-Marie l’arrière gaucher venant d’Istres… Non, c’est une grosse ossature sans oublier leur pivot et Omeyer, avec des joueurs chevronnés. C’est un groupe pro qui est compétitif. Il a longtemps été dans le haut du tableau mais sur un revers, il est revenu un peu à notre hauteur au niveau du classement mais il ne faudrait pas se tromper, c’est une équipe qui a tout de même comme ambition de remonter en D 1 le plus vite possible et dès cette saison si c’était jouable. A nous de retrouver des valeurs de combat et, surtout, de ne pas faire n’importe quoi sinon, en peu de temps, on paiera cash. »
Résultat sur ce site, dès la fin du match.
Texte et photos :
Jean-Pierre MALEWICZ


Lundi soir, c’est avec un effectif réduit, dû à quelques pépins physiques, que s’est déroulée la première séance hebdomadaire mais, selon Thierry Micolon, l’entraîneur du HBH 71, le groupe était formé de « joueurs généreux et appliqués » sur un travail de motricité puis sur un travail spécifique de relations à deux ou à trois sur les secteurs excentrés.
Hier soir, le groupe était tout aussi restreint pour d’autres raisons d’ailleurs (énormes bouchons sur l’A 25, Dunkerque-Lille). Le programme prévu par l’entraîneur quelque peu différent des semaines précédentes : « J’ai annulé la séance spécifique des gardiens, expliquait Thierry Micolon. En effet, le thème principal de la semaine est de retravailler l’organisation défensive. J’ai voulu aussi retravailler la motricité et la coordination avec du ballon, avec des situations différentes axées sur des savoir-faire de défense et surtout, retravailler l’organisation défensive collective.
Comme le groupe est touché par pas mal de pépins et d’absences, il faut se remobiliser pour accueillir Villeurbanne. Mais avant, il y aura deux matches : Sélestat, samedi, et Gravelines en Coupe de France. Progressivement, il nous faut retrouver des dispositions pour reposer des problèmes à nos adversaires. »
Texte et photos :
Jean-Pierre MALEWICZ

